stupéfaction exprimée avec beaucoup de retenue
Dans ton univers cyclopéen
mon regard se perd.
Le vent, ciseleur intemporel
sacrifie au plus profond
tes chairs blondes et ocre.

Ton infinitude m'ensorcelle.
Le vent, sculpteur éphémère,
façonne tes rondeurs
en arrêtes effilées et incisives

Ton corps démesuré m'engloutit.
Le long de tes revers ronronne,
bourdonne, vrombit
l'étiage des grains de sable

Ton apparente tranquillité n'est qu'un leurre
pour mieux m'absorber. Pourtant
tu courbes le dos au passage des nomades
qui ont su t'apprivoiser.


